Quels outils ?
Bien que certaines méthodologies des sciences sociales soient relativement connues, elles sont loin de l’être toutes. C’est pourquoi nous avons voulu préciser ici nos compétences afin de vous donner aussi une meilleure idée des dispositifs qui pourraient vous être utiles:
L’entretien
Les différentes formes d’entretien permettent d’accéder au coeur de ce que vivent les individus et de la manière dont ils perçoivent leurs expériences. Les informations collectées lors d’une campagne d’entretien sont à même de faire ressortir des dynamiques transversales, des profils, des paradoxes… Ce n’est donc pas directement l’individu en tant que tel qui est le sujet d’étude final mais bien les processus sociaux que cet individu porte et actualise quotidiennement. Il s’agit d’un outil permettant de travailler en finesse les différentes représentations et perceptions produites à partir d’un même phénomène.
Le questionnaire
Sa forme la plus simple (le sondage) a été banalisée par les médias de sorte que son principe semble évident. Effectivement, correctement conçu et administré, un questionnaire est à même de mettre au jour les relations existant entre les diverses variables constitutives d’un phénomène. Mais la récolte d’informations par questionnaire recouvre une diversité et une complexité importante. Plusieurs types de questionnaires peuvent être établis et parmi eux plusieurs types de questions peuvent trouver leur place. De même, plusieurs médias (téléphone, internet, papier) peuvent être mobilisés. Chaque choix a ses implications et il est important de les connaitre pour ne pas manquer son objectif.
La méthode d’analyse en groupe
Cette méthode est celle qui, selon nous, est la plus directement orientée vers une intervention pratique. Elle permet, tout en faisant apparaitre les diverses composantes d’une problématique, de travailler avec les acteurs sur une compréhension plus complète des processus en jeu. Cette compréhension pouvant ensuite être mobilisée pour modifier les rapports interindividuels, les modes d’agir, la structure organisationnelle…
L’observation participante
Bien que semblant simple dans son principe (observer les acteurs en action), cette méthode présente l’avantage de collecter des informations directes sur le comportement effectif des acteurs. De fait, à l’inverse des autres méthodes, elle ne passe par aucune médiation. De plus elle réintroduit une composante cruciale dans l’étude de certains cas : la dimension spatiale. Car les lieux dans lesquels les individus évoluent sont loin d’être neutres et méritent bien souvent que l’on s’attarde à comprendre en quoi ils ont un impact sur la manière dont les individus interagissent.
L’analyse secondaire
Dans ce cas, les informations soumises à l’interprétation sont préexistantes : il s’agit d’étudier la masse de documents produits au sein des organisations. L’analyse de tels documents permet fréquemment de mieux cerner un problème avant même de consulter les individus concernés. On peut y déceler plusieurs informations sur les hiérarchies officielles ou officieuses, sur les réseaux sociaux existants, sur les changement de philosophie ou de principes moteurs… En ce sens, elle réintroduit la dimension historique de certains phénomènes et amène à une meilleure compréhension de leur état actuel.
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